PRAPS -2 Tchad, 13 000 d’actes d’état civil pour les pasteurs du Tchad

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement des populations nomades, la seconde phase du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel au Tchad (PRAPS-2 Tchad) intensifie ses opérations de délivrance d’actes d’état civil et d’inscription au Registre Social Unifié (RSU). Cette initiative d’envergure vise à désenclaver administrativement les éleveurs, à fluidifier leur mobilité transfrontalière et à leur garantir un accès pérenne aux services sociaux de base.

7 385 pasteurs et agropasteurs — dont 1 841 femmes et 2 964 enfants — établis dans les provinces du Batha, de l’Ennedi Est, de l’Ennedi Ouest et du Borkou, ont bénéficié de cette campagne. Les bénéficiaires se sont vus remettre des actes de naissance pour leurs descendants ainsi que des cartes nationales d’identité. Ce déploiement fait suite à une vaste campagne d’enrôlement biométrique amorcée en novembre 2023 dans zones d’intervention du projet.

Pour les populations locales, l’impact de cette mesure s’avère historique. Monsieur Khalil Issa, septuagénaire originaire de la province du Batha, témoigne de ce bouleversement : « Je salue le respect des engagements pris par le projet envers le monde pastoral. Cela témoigne d’une réelle volonté d’œuvrer pour notre bien-être. À plus de 70 ans, je n’aurais jamais imaginé posséder un jour un document d’état civil. »

La distribution des titres d’identité nationale se poursuivra dans les autres provinces cibles au cours des prochains jours. Les ambitions du programme restent élevées : d’ici à 2027, le PRAPS-2 Tchad ambitionne de régulariser la situation civile ou d’intégrer au système de protection sociale un total de 13 060 pasteurs et agropasteurs.

Par le biais de ce programme, le PRAPS -2 Tchad réaffirme sa détermination à soutenir activement les communautés pastorales. En renforçant leur inclusion citoyenne, le projet dote ces populations des leviers juridiques indispensables à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.




L’alimentation animale au Tchad : vers une transformation structurelle de la filière

 La capitale tchadienne a abrité ce jour une  rencontre de restitution consacrée à la vision future de l’alimentation animale. Cet événement a rassemblé l’ensemble des forces vives du monde rural. Son ambition maîtresse est de jeter les bases d’un plaidoyer de haut niveau. Ce dernier vise à sensibiliser les décideurs, à fédérer les initiatives et à capter les investissements stratégiques indispensables au secteur. Au-delà des réflexions théoriques, les parties prenantes ambitionnent de traduire ces orientations en actions concrètes et visibles sur le terrain, à travers des projets structurants capables de transformer positivement le quotidien des éleveurs et des agropasteurs.

Prenant la parole au nom de la Plateforme Pastorale, son vice-président, M. Bichara Drep, a exprimé sa profonde gratitude envers la Banque mondiale. Il a notamment salué la vision managériale exemplaire de l’institution financière à travers le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 TD). Ce programme a non seulement financé cet atelier de restitution, mais a également soutenu l’intégralité du processus scientifique et participatif ayant mené à l’élaboration de ce chemin d’impact.

Le Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a dressé un bilan particulièrement encourageant des réalisations en cours. Grâce aux appuis multiformes du projet, incluant la fourniture d’intrants, le renforcement des capacités et l’accompagnement technique, près de 500 hectares de cultures fourragères ont été développés en systèmes pluviaux et irrigués dans les zones d’intervention. Ces investissements ont permis de générer plus de 2 000 tonnes de matière sèche de fourrage, d’ores et déjà mises à la disposition des pasteurs et agropasteurs.

Sur le plan de l’innovation, M. Yacoub Ibrahim Djouma a précisé que le PRAPS-2 Tchad a mobilisé une enveloppe globale de 196 147 400 F CFA pour subventionner 18 sous-projets novateurs via la composante C3. Ces initiatives, dédiées à la production fourragère et à l’alimentation du bétail, profitent directement aux provinces de l’Ennedi Est, le Wadi Fira, le Ouaddaï, le Sila, le Chari-Baguirmi, et le Barh El Gazel. Malgré ces avancées significatives, le coordonnateur a toutefois admis que les défis structurels demeurent colossaux. Ils exigent, selon lui, une réflexion collective continue sur les orientations prioritaires à adopter pour assurer le développement durable de cette filière hautement stratégique.

En guise de perspective, le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Élevage et de la Production Animale, M. Abdellatif Fizzani, a réaffirmé l’engagement des autorités publiques. Il a souligné que l’ensemble de ces efforts et les projections futures convergent vers un objectif unique : développer une alimentation animale adéquate, résiliente et adaptée, indispensable pour répondre aux besoins d’un cheptel national en pleine croissance.




Journées du pastoralisme, entre science et culture pour l’avenir sahélien

Du 6 au 10 juin 2026, l’Institut Français du Tchad (IFT) bat au rythme des « Journées du Pastoralisme ». Cet événement d’envergure nationale ambitionne de valoriser l’économie pastorale tout en éveillant les consciences face aux mutations climatiques. Cette initiative tchadienne s’arrime à un élan mondial. L’ONU a en effet proclamé 2026 « Année internationale des parcours et des pasteurs ».

Ce rendez-vous est porté par un consortium d’acteurs clés, comprennant l’IFT, l’Ambassade de France, le SCAC, le ministère de l’Élevage, l’AFD, le Cirad, l’IRED, la Plateforme Pastorale du Tchad, l’IRAM et le BUCO.

l’Espace Culturel Talino Manu a accueilli la présentation d’un ouvrage majeur. Intitulé « Pasteurs et agropasteurs du Tchad face aux changements : territoires sahéliens et soudaniens en transition », ce livre est publié aux éditions Karthala. 51 auteurs mobilisés pour cartographier les réalités du terrain. 18 chapitres complets alliant rigueur académique et vulgarisation. 12 portraits illustrés d’éleveurs pour humaniser les données.

La préface est signée par le ministre tchadien de l’Élevage. La postface est rédigée par Hindou Oumaro Ibrahim, figure mondiale de la lutte climatique et représentante des femmes pastorales.

Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) se distingue par sa contribution au chapitre 8, co-écrit par Ngaroussa Hamat Constant, responsable de la gouvernance des paysages. Intitulé « Les modes d’accès aux parcours : alliance locale et gestion des itinéraires de transhumance », ce chapitre analyse la gestion négociée des ressources pastorales (eau, pâturages, résidus de cultures). Les résultats s’appuient sur les deux phases du PRAPS Tchad, ayant concrétisé le déploiement de plus de 200 points d’eau stratégiques et le balisage durable de plus de 700 km de couloirs de transhumance.

Une immersion culturelle pour le grand public. L’événement déploie également un volet artistique captivant. L’exposition immersive « Transhumance 360° » côtoie l’installation artistique « Pastodiv ». Les festivités se prolongeront à Mandélia, site officiel de tournage, où le public découvrira une projection totale en réalité virtuelle.




Inclusion sociale : Le défi de l’enrôlement des pasteurs au cœur d’une journée de partage à N’Djamena

Il s’est ouverte ce matin une rencontre déterminante pour l’avenir socio-économique des populations pastorale du Tchad. Les hauts cadres du ministère de l’Élevage et de la Production animale, aux côtés des partenaires techniques, des représentants de la société civile et des communautés pastorales, se sont réunis pour examiner les résultats de l’enrôlement des ménages pasteurs et agro-pasteurs dans le Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, portée par le ministère en étroite collaboration avec le PRAPS – Tchad (Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel) et soutenue par la Banque mondiale, marque une étape cruciale vers une protection sociale plus inclusive. Le succès de cette opération repose sur un partenariat stratégique entre le PRAPS-2 Tchad et l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

Une cartographie humaine sans précédent

Les chiffres dévoilés par l’INSEED témoignent de l’envergure de la mission : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces du pays. En couvrant plus de 250 zones de concentration pastorale, cette campagne offre une visibilité inédite sur des populations dont le nomadisme complexifie traditionnellement l’accès aux politiques publiques.

Yacoub Ibrahim Djouma, Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, a tenu à rassurer l’assemblée sur le suivi rigoureux de ces travaux. Selon lui, toutes les contributions et recommandations formulées lors de cette journée seront intégrées afin de consolider les acquis de l’opération et d’affiner les interventions futures au profit des acteurs du monde pastoral.

Un appel à la concertation constructive

Présidant la séance, le Secrétaire Général du ministère, le Dr Ousmane Yoskoye Sougoumi, a exhorté les participants à un engagement actif et sans réserve. Soulignant l’importance de la liberté de ton, il a déclaré : « C’est de la richesse de vos échanges que naîtront les meilleures orientations pour l’avenir de nos ménages pastoraux. »

L’enjeu de cette journée dépasse le simple bilan statistique ; il s’agit de poser les jalons d’une intégration pérenne des pasteurs et agro-pasteurs dans les mécanismes nationaux de solidarité.




Le PRAPS-2 Tchad affine ses outils de pilotage pour une clôture stratégique

Sous l’égide de sa Coordination Nationale, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a ouvert ce matin un atelier technique d’envergure consacré à la révision de son dispositif de suivi-évaluation. Cette session réunit les responsables de composantes, les assistants en suivi-évaluation ainsi que les agents de collecte, chevilles ouvrières du système d’information du projet.

Cette version révisée du manuel a donné lieu à une reformulation de certains indicateurs, à l’introduction de nouveaux indicateurs, ainsi qu’à la suppression de ceux jugés moins pertinents. Elle prend également en compte la réalisation d’activités pertinentes qui n’avaient pas été initialement prévues lors de la conception du projet, ainsi que la révision des libellés des fiches d’identification des indicateurs de résultats, y compris les ajustements méthodologiques y afférents.

Lors de son allocution d’ouverture, le Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a exhorté les participants à une immersion rigoureuse dans les différents modules présentés. Pour le premier responsable du projet, l’appropriation de ces outils est un impératif de qualité : « Cette exigence de fiabilité dans la collecte des données est d’autant plus cruciale que le projet amorce une phase charnière, orientée vers la préparation de la clôture et la conduite prochaine d’études d’impact et d’enquêtes de satisfaction », a-t-il souligné.

Pour garantir l’expertise de ces travaux, l’animation est assurée conjointement par l’Unité Nationale et M. Sagbo Damien Houndetondji, Expert Régional en suivi-évaluation du PRAPS-CILSS.

Cette session de mise à niveau constitue l’une des réponses directes aux recommandations formulées lors de la revue à mi-parcours du projet tenue récemment au Sénégal, marquant ainsi la volonté du PRAPS-2 d’optimiser sa gouvernance avant son terme.




Vers une cartographie exhaustive de la vulnérabilité pastorale grâce au Registre Social Unifié

Sous l’égide du Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, le Pr Abderahim Awat Atteib, s’est tenue ce mardi 24 mars 2026 une séance de restitution  consacrée à l’enrôlement des populations pastorales et agro-pastorales au sein du Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, pivot de la stratégie d’inclusion sociale, du PRAPS 2 TD. Comme l’a souligné son Coordonnateur national, M. Yacoub Ibrahim Djouma, l’objectif central demeure l’amélioration de l’accès des ménages d’éleveurs aux services de l’état civil et aux mécanismes de protection sociale, thématiques au cœur de la quatrième composante du projet.

Les données présentées par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) font état de résultats significatifs : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces. Cette campagne de collecte a permis de couvrir plus de 250 zones de concentration pastorale, offrant ainsi une visibilité inédite sur ces populations souvent nomades.
À la suite d’échanges techniques approfondis visant à affiner la méthodologie, le Ministre a instruit les équipes d’intégrer les recommandations formulées par les experts afin d’aboutir à un document de référence irréprochable.

Au-delà de cette étape, le Pr Abderahim Awat Atteib a formulé une orientation stratégique majeure : l’extension de cette enquête aux zones non encore couvertes par le PRAPS-2 Tchad. L’ambition affichée est de doter l’État d’une base de données nationale exhaustive et fiable, outil indispensable pour piloter les politiques publiques de lutte contre la vulnérabilité en milieu pastoral.




Campagne nationale de vaccination : le ministre de l’Élevage mobilise les éleveurs du sud contre la PPR et la PPCB

Le Ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr. Abderahim Awat Atteib, a entamé la deuxième phase de la mission de sensibilisation et de supervision de la campagne conjointe de vaccination contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) dans la zone méridionale du pays.

Au cours des différentes provinces visitées, la délégation ministérielle s’est rendue dans des zones de forte concentration d’animaux, notamment dans les marchés à bétail et les sites de rassemblement des éleveurs, où les équipes vétérinaires sont pleinement mobilisées pour la vaccination des petits et grands ruminants. À chacune de ces étapes, le ministre a délivré un message axé sur la nécessité impérieuse de vacciner le cheptel et de recourir exclusivement aux produits vétérinaires homologués.

Lors de ses échanges avec les éleveurs, le Pr. Abderahim Awat Atteib a également insisté sur l’importance de la cohabitation pacifique entre les différentes communautés, ainsi que sur la préservation de la paix, éléments indispensables au développement harmonieux du secteur pastoral. Il a, par ailleurs, rappelé l’engagement du Tchad, à travers son département ministériel, d’éradiquer la Peste des Petits Ruminants à l’horizon 2030 et de renforcer la lutte contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine.

La question du marquage obligatoire des petits ruminants ainsi que celle de la circulation des faux médicaments vétérinaires ont également occupé une place importante dans les discussions. Le ministre a précisé que les vaccins destinés aux petits ruminants sont administrés gratuitement, assortis d’un marquage obligatoire, tandis que la vaccination des bovins nécessite une contribution symbolique de 100 francs CFA par tête. Il a exhorté les éleveurs à participer massivement à cette campagne afin de protéger le cheptel national contre des maladies particulièrement dévastatrices.

Dans les différentes localités visitées, les éleveurs ont exprimé plusieurs préoccupations, notamment le manque d’eau, l’insuffisance de parcs de vaccination, les difficultés liées aux couloirs de transhumance ainsi que la recrudescence des vols de bétail. Les échanges avec les éleveurs et les commerçants de bétail ont également permis de rappeler l’importance de signaler rapidement aux services vétérinaires toute apparition de maladies animales.

Parmi les doléances formulées figurent également la construction de nouveaux marchés à bétail, la mise en place de parcs de vaccination supplémentaires, l’adoption de mesures pour prévenir les feux de brousse, le respect des couloirs de transhumance et l’augmentation des aires de pâturage.

Dans certaines localités, le ministre a donné des instructions fermes aux agents vétérinaires afin d’accélérer le rythme des opérations de vaccination et d’en améliorer l’efficacité sur le terrain.

Cette tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne de vaccination contre la PPR et la PPCB dans la zone méridionale est rendue possible grâce au Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2Tchad), financé par la Banque mondiale.




À Karal, 34 jeunes et femmes prennent leur envol dans la couture grâce au PRAPS-2 Tchad

Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2  (PRAPS-2 Tchad) a procédé à la remise de kits d’insertion professionnelle en couture à 34 bénéficiaires de la localité de Karal, dont 19 femmes et 15 jeunes.

Chaque bénéficiaire a reçu un équipement complet comprenant une machine à coudre, une boîte d’aiguilles, une paire de ciseaux, un mètre ruban, un fer à repasser fonctionnant au charbon de bois ainsi qu’une boîte de rangement destinée au matériel de travail.

Cette dotation intervient à l’issue d’une formation en couture financée par le PRAPS-2 Tchad. L’initiative vise à renforcer les compétences techniques et professionnelles des participants dans ce métier, afin de favoriser leur insertion socioprofessionnelle et de contribuer à leur autonomisation économique. Désormais outillés, les bénéficiaires sont en mesure d’intégrer la vie professionnelle active et d’améliorer significativement leurs sources de revenus.

Parmi les bénéficiaires, Habiba Moussa a exprimé sa gratitude envers le projet pour l’appui apporté. Elle explique que la formation s’est déroulée de manière progressive, allant de l’apprentissage des bases — notamment la maîtrise du pédalage de la machine, l’enfilage de l’aiguille et son installation sur la machine — jusqu’à la confection et la couture de différents types de vêtements.

De son côté, Abdelkerim Abdoulaye s’est également félicité de cette initiative. « Nous avons suivi la formation et aujourd’hui nous recevons nos kits. Désormais, chacun pourra s’installer, travailler, subvenir à ses besoins et même transmettre ce savoir à ses frères », a-t-il déclaré.

Amouna Amine Saleh a, quant à elle, adressé ses remerciements à la Banque mondiale pour l’initiative visant à former les jeunes et les femmes. Selon elle, si l’accès aux équipements est important, la formation demeure essentielle, notamment pour les jeunes filles.

Après avoir reçu son kit, Alawi Aldalil a souligné la qualité de la formation dispensée. « Le PRAPS-2 Tchad nous a bien formés. Nous sommes maintenant capables de coudre des habits. Nous avons déjà confectionné des vêtements pour nous-mêmes et pour d’autres », a-t-il indiqué.

Cette initiative ne se limite pas à Karal. Des kits similaires seront également remis prochainement à des bénéficiaires dans les localités de Mao et d’Am-Djarass. Au total, 54 femmes et jeunes issus de ces deux villes recevront dans les jours à venir des machines à coudre et les équipements nécessaires à l’exercice de cette activité.




Campagne de vaccination : un engagement pour la santé des troupeaux au Tchad

Une délégation ministérielle, sous la conduite du ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr. Abderahim Awat Atteib, a entrepris une importante tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne nationale de vaccination contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) et la Peste des Petits Ruminants (PPR). Ce périple concerne les provinces du Chari-Baguirmi, de Hadjar Lamis, de Bahr Elgazel et du Kanem.

L’objectif primordial de cette mission est d’informer les éleveurs et les agropasteurs sur les bénéfices de la vaccination animale et sur la nécessité d’utiliser des produits vétérinaires de qualité pour garantir la santé de leurs troupeaux. Dans les différentes localités, des séances de sensibilisation et d’information sont organisées.

Parmi les doléances formulées, figurent notamment l’insuffisance de puits pastoraux, le manque de vaccins pour les volailles, et les dangers liés à l’utilisation de médicaments vétérinaires falsifiés. Hassan Ahmat, résident à Ngoura, appelle de ses vœux la mise à disposition de vaccins pour les volailles, infectées qu’au début de la saison sèche et durant l’hiver, les volailles meurent en grand nombre. « Les produits vendus sur le marché ne soignent pas. Le service vétérinaire dans notre localité n’a pas des vaccins. Aujourd’hui, une poule coûte 5000 F CFA », précise-t-il.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance de la préservation de la santé animale. « Cette vaccination est bénéfique pour nous. Actuellement, un bœuf vacciné et en bonne santé se vend entre 200 000 et 250 000 F CFA sur le marché », a témoigné Adey Oumar, originaire de la même localité.

Au cours des discussions, les éleveurs ont évoqué l’obstruction de certains couloirs de transhumance. En ce qui concerne ces couloirs, Adey Oumar  a signalé : « En accord avec l’autorité locale, nous avions tracé le couloir de transhumance, mais ces mesures ont été annulées, et aujourd’hui, les troupeaux passent sur la route principale pour rejoindre leurs zones. »

Par ailleurs, la formation des femmes aux techniques de vaccination et de fabrication de sous-produits de l’élevage a également été imposée comme une nécessité. Fatimé Asbal, représentante des femmes de la localité, demande un quota pour la formation des auxiliaires de l’élevage, afin qu’elles puissent vacciner leurs propres troupeaux et celles des femmes vulnérables du village.

Il est à souligner que cette campagne de sensibilisation et de supervision bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale, par le biais du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS- 2 Tchad).




Réception des infrastructures pastorales  : Un pas vers l’amélioration des conditions de vie des éleveurs

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS -2 Tchad), une mission de réception a  inspecté les infrastructures pastorales établies dans la zone d’intervention du projet. Cette démarche vise à assurer la conformité technique et fonctionnelle des ouvrages réalisés ou réhabilités.

L’objectif de cette mission s’inscrit dans une perspective plus large d’amélioration durable des conditions de vie des pasteurs et agro-pasteurs, tout en renforçant les services vétérinaires.

Les infrastructures réceptionnées englobent divers domaines, notamment la santé animale, l’accès à l’eau, la mobilité pastorale et la commercialisation du bétail, dans les provinces de Chari Baguirmi, Hadjer Lamis, Lac, Kanem, Bahr El Gazal et Batha.

Au total, plus de quarante ouvrages ont été validés, incluant des parcs de vaccination, des mini-stations pastorales, des puits pastoraux, des quais d’embarquement, des marchés à bétail, ainsi que des postes et pharmacies vétérinaires, sans oublier les étals de boucherie.

Souleymane Adoum, habitant du village de Ngoulia dans le département de Bagassola, province du Lac, exprime sa sincère gratitude envers le PRAPS-2 Tchad. Il souligne qu’avant l’édification de cette mini station pastorale dans leur localité, lui et les autres villageois parcouraient de nombreux kilomètres à la recherche d’eau pour leurs besoins quotidiens et pour leurs troupeaux. Aujourd’hui, avec la mise en service de cette infrastructure, ils ont accès à de l’eau potable tant pour les ménages que pour leurs animaux.

Dans la province du Kanem, plus précisément dans le département de Noukou, le village de Djessy, situé à 100 kilomètres de Noukou et à seulement 3 kilomètres de la frontière avec le Niger, a également bénéficié d’un puits pastoral.

Ismael Abakar Layan, résident de Djessy, fait savoir que ses ancêtres ont habité ces terres pendant plus de cent ans sans que la localité ne connaisse de telles installations. Il souligne que c’est la première fois qu’une œuvre d’une telle importance est mise en place dans leur village. Après avoir remercié le projet, il appelle à la construction d’un dispensaire et d’une école pour répondre aux besoins croissants de la communauté.

Ces infrastructures visent à améliorer significativement la santé animale ainsi que l’accès à l’eau, et à faciliter la mobilité pastorale tout en optimisant la commercialisation du bétail. La réception provisoire de ces ouvrages représente une étape cruciale vers leur opérationnalité effective, au bénéfice des communautés pastorales et agro-pastorales ciblées.