Le PRAPS-2 Tchad transforme le quotidien des éleveurs dans sa zone d’intervention

Dans le cadre d’une mission ministérielle de sensibilisation et de supervision, les équipes du PRAPS-2 TD ont sillonné six provinces du pays : le Hadjer-Lamis, le Batha, le Wadi Fira, l’Ennedi Est, le Ouaddaï et du Guéra. L’objectif de ce périple : évaluer l’impact et la qualité des infrastructures pastorales récemment déployées. Sur le terrain, la satisfaction des éleveurs et des autorités locales confirme la pertinence de ces investissements structurants financés par la Banque mondiale.

Historiquement confrontées à des crises cycliques, les communautés pastorales respirent. Les puits et stations pastorales sortis de terre rapprochent les points d’abreuvement des zones de pâturage. Cette avancée majeure réduit les distances de transhumance et désamorce les conflits intercommunautaires liés aux ressources hydriques.

Sur le plan sanitaire, le déploiement des infrastructures marque un tournant sectoriel :

  • Parcs de vaccination modernisés : ils sécurisent le contrôle prophylactique du cheptel.
  • Réseau zoosanitaire renforcé : l’apparition de pharmacies pastorales et de postes vétérinaires protège durablement les moyens d’existence des ménages.

« Ces infrastructures nous rapprochent des services essentiels. Nous nous engageons fermement à assurer la pérennité et la bonne gouvernance de ces acquis », a témoigné un représentant des bénéficiaires.

Le projet ne se limite pas aux soins : il structure l’économie du bétail. Les nouveaux marchés et quais d’embarquement offrent des conditions de transaction optimales. Selon le président du comité de gestion du Marché à bétail de Massaguet (Hadjer-Lamis), ces installations sécurisent les ventes et apaisent les relations professionnelles entre éleveurs, commerçants et transporteurs.

Malgré ces succès éclatants, l’immensité du territoire sahélien impose la poursuite des efforts. Pour pérenniser ces acquis, les communautés formulent de nouvelles attentes stratégiques :

  • Hydraulique et santé : densification des points d’eau et dotation des cliniques vétérinaires en personnel et médicaments.
  • Résilience climatique : création de magasins de stockage et de banques d’aliments pour sécuriser le bétail face aux déficits fourragers.
  • Paix sociale : balisage rigoureux des couloirs de transhumance pour éviter la dévastation des champs agricoles.
  • Inclusion : appui technique et financier accru pour les projets innovants portés par les femmes et les jeunes.

La réussite du PRAPS-2 Tchad démontre qu’un pastoralisme moderne et résilient est possible au Tchad. Le défi réside désormais dans l’extension de ces ouvrages vers les zones encore non couvertes.