Vers une cartographie exhaustive de la vulnérabilité pastorale grâce au Registre Social Unifié

Sous l’égide du Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, le Pr Abderahim Awat Atteib, s’est tenue ce mardi 24 mars 2026 une séance de restitution  consacrée à l’enrôlement des populations pastorales et agro-pastorales au sein du Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, pivot de la stratégie d’inclusion sociale, du PRAPS 2 TD. Comme l’a souligné son Coordonnateur national, M. Yacoub Ibrahim Djouma, l’objectif central demeure l’amélioration de l’accès des ménages d’éleveurs aux services de l’état civil et aux mécanismes de protection sociale, thématiques au cœur de la quatrième composante du projet.

Les données présentées par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) font état de résultats significatifs : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces. Cette campagne de collecte a permis de couvrir plus de 250 zones de concentration pastorale, offrant ainsi une visibilité inédite sur ces populations souvent nomades.
À la suite d’échanges techniques approfondis visant à affiner la méthodologie, le Ministre a instruit les équipes d’intégrer les recommandations formulées par les experts afin d’aboutir à un document de référence irréprochable.

Au-delà de cette étape, le Pr Abderahim Awat Atteib a formulé une orientation stratégique majeure : l’extension de cette enquête aux zones non encore couvertes par le PRAPS-2 Tchad. L’ambition affichée est de doter l’État d’une base de données nationale exhaustive et fiable, outil indispensable pour piloter les politiques publiques de lutte contre la vulnérabilité en milieu pastoral.




Campagne nationale de vaccination : le ministre de l’Élevage mobilise les éleveurs du sud contre la PPR et la PPCB

Le Ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr. Abderahim Awat Atteib, a entamé la deuxième phase de la mission de sensibilisation et de supervision de la campagne conjointe de vaccination contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) dans la zone méridionale du pays.

Au cours des différentes provinces visitées, la délégation ministérielle s’est rendue dans des zones de forte concentration d’animaux, notamment dans les marchés à bétail et les sites de rassemblement des éleveurs, où les équipes vétérinaires sont pleinement mobilisées pour la vaccination des petits et grands ruminants. À chacune de ces étapes, le ministre a délivré un message axé sur la nécessité impérieuse de vacciner le cheptel et de recourir exclusivement aux produits vétérinaires homologués.

Lors de ses échanges avec les éleveurs, le Pr. Abderahim Awat Atteib a également insisté sur l’importance de la cohabitation pacifique entre les différentes communautés, ainsi que sur la préservation de la paix, éléments indispensables au développement harmonieux du secteur pastoral. Il a, par ailleurs, rappelé l’engagement du Tchad, à travers son département ministériel, d’éradiquer la Peste des Petits Ruminants à l’horizon 2030 et de renforcer la lutte contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine.

La question du marquage obligatoire des petits ruminants ainsi que celle de la circulation des faux médicaments vétérinaires ont également occupé une place importante dans les discussions. Le ministre a précisé que les vaccins destinés aux petits ruminants sont administrés gratuitement, assortis d’un marquage obligatoire, tandis que la vaccination des bovins nécessite une contribution symbolique de 100 francs CFA par tête. Il a exhorté les éleveurs à participer massivement à cette campagne afin de protéger le cheptel national contre des maladies particulièrement dévastatrices.

Dans les différentes localités visitées, les éleveurs ont exprimé plusieurs préoccupations, notamment le manque d’eau, l’insuffisance de parcs de vaccination, les difficultés liées aux couloirs de transhumance ainsi que la recrudescence des vols de bétail. Les échanges avec les éleveurs et les commerçants de bétail ont également permis de rappeler l’importance de signaler rapidement aux services vétérinaires toute apparition de maladies animales.

Parmi les doléances formulées figurent également la construction de nouveaux marchés à bétail, la mise en place de parcs de vaccination supplémentaires, l’adoption de mesures pour prévenir les feux de brousse, le respect des couloirs de transhumance et l’augmentation des aires de pâturage.

Dans certaines localités, le ministre a donné des instructions fermes aux agents vétérinaires afin d’accélérer le rythme des opérations de vaccination et d’en améliorer l’efficacité sur le terrain.

Cette tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne de vaccination contre la PPR et la PPCB dans la zone méridionale est rendue possible grâce au Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2Tchad), financé par la Banque mondiale.




Campagne de vaccination : un engagement pour la santé des troupeaux au Tchad

Une délégation ministérielle, sous la conduite du ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr. Abderahim Awat Atteib, a entrepris une importante tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne nationale de vaccination contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) et la Peste des Petits Ruminants (PPR). Ce périple concerne les provinces du Chari-Baguirmi, de Hadjar Lamis, de Bahr Elgazel et du Kanem.

L’objectif primordial de cette mission est d’informer les éleveurs et les agropasteurs sur les bénéfices de la vaccination animale et sur la nécessité d’utiliser des produits vétérinaires de qualité pour garantir la santé de leurs troupeaux. Dans les différentes localités, des séances de sensibilisation et d’information sont organisées.

Parmi les doléances formulées, figurent notamment l’insuffisance de puits pastoraux, le manque de vaccins pour les volailles, et les dangers liés à l’utilisation de médicaments vétérinaires falsifiés. Hassan Ahmat, résident à Ngoura, appelle de ses vœux la mise à disposition de vaccins pour les volailles, infectées qu’au début de la saison sèche et durant l’hiver, les volailles meurent en grand nombre. « Les produits vendus sur le marché ne soignent pas. Le service vétérinaire dans notre localité n’a pas des vaccins. Aujourd’hui, une poule coûte 5000 F CFA », précise-t-il.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance de la préservation de la santé animale. « Cette vaccination est bénéfique pour nous. Actuellement, un bœuf vacciné et en bonne santé se vend entre 200 000 et 250 000 F CFA sur le marché », a témoigné Adey Oumar, originaire de la même localité.

Au cours des discussions, les éleveurs ont évoqué l’obstruction de certains couloirs de transhumance. En ce qui concerne ces couloirs, Adey Oumar  a signalé : « En accord avec l’autorité locale, nous avions tracé le couloir de transhumance, mais ces mesures ont été annulées, et aujourd’hui, les troupeaux passent sur la route principale pour rejoindre leurs zones. »

Par ailleurs, la formation des femmes aux techniques de vaccination et de fabrication de sous-produits de l’élevage a également été imposée comme une nécessité. Fatimé Asbal, représentante des femmes de la localité, demande un quota pour la formation des auxiliaires de l’élevage, afin qu’elles puissent vacciner leurs propres troupeaux et celles des femmes vulnérables du village.

Il est à souligner que cette campagne de sensibilisation et de supervision bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale, par le biais du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS- 2 Tchad).




Réception des infrastructures pastorales  : Un pas vers l’amélioration des conditions de vie des éleveurs

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS -2 Tchad), une mission de réception a  inspecté les infrastructures pastorales établies dans la zone d’intervention du projet. Cette démarche vise à assurer la conformité technique et fonctionnelle des ouvrages réalisés ou réhabilités.

L’objectif de cette mission s’inscrit dans une perspective plus large d’amélioration durable des conditions de vie des pasteurs et agro-pasteurs, tout en renforçant les services vétérinaires.

Les infrastructures réceptionnées englobent divers domaines, notamment la santé animale, l’accès à l’eau, la mobilité pastorale et la commercialisation du bétail, dans les provinces de Chari Baguirmi, Hadjer Lamis, Lac, Kanem, Bahr El Gazal et Batha.

Au total, plus de quarante ouvrages ont été validés, incluant des parcs de vaccination, des mini-stations pastorales, des puits pastoraux, des quais d’embarquement, des marchés à bétail, ainsi que des postes et pharmacies vétérinaires, sans oublier les étals de boucherie.

Souleymane Adoum, habitant du village de Ngoulia dans le département de Bagassola, province du Lac, exprime sa sincère gratitude envers le PRAPS-2 Tchad. Il souligne qu’avant l’édification de cette mini station pastorale dans leur localité, lui et les autres villageois parcouraient de nombreux kilomètres à la recherche d’eau pour leurs besoins quotidiens et pour leurs troupeaux. Aujourd’hui, avec la mise en service de cette infrastructure, ils ont accès à de l’eau potable tant pour les ménages que pour leurs animaux.

Dans la province du Kanem, plus précisément dans le département de Noukou, le village de Djessy, situé à 100 kilomètres de Noukou et à seulement 3 kilomètres de la frontière avec le Niger, a également bénéficié d’un puits pastoral.

Ismael Abakar Layan, résident de Djessy, fait savoir que ses ancêtres ont habité ces terres pendant plus de cent ans sans que la localité ne connaisse de telles installations. Il souligne que c’est la première fois qu’une œuvre d’une telle importance est mise en place dans leur village. Après avoir remercié le projet, il appelle à la construction d’un dispensaire et d’une école pour répondre aux besoins croissants de la communauté.

Ces infrastructures visent à améliorer significativement la santé animale ainsi que l’accès à l’eau, et à faciliter la mobilité pastorale tout en optimisant la commercialisation du bétail. La réception provisoire de ces ouvrages représente une étape cruciale vers leur opérationnalité effective, au bénéfice des communautés pastorales et agro-pastorales ciblées.




Remise des matériels destinés à l’entretien des infrastructures hydrauliques aux comités de gestion

Dans le cadre de ses activités d’appui aux comités de gestion des ouvrages hydrauliques, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a récemment remis un total de 1 366 unités de matériel. Cette dotation, comprenant des brouettes, des pelles, des paires de bottes, des cordes de 100 mètres, des pioches, des balais métalliques et des seaux en plastique, a été remise à 65 comités de gestion, répartis dans les provinces de Bahr El Gazal, Borkou, Chari Baguirmi, Batha, Hadjer Lamis, Lac, Kanem, Ennedi Ouest, Ennedi Est et Wadi Fira. Ces équipements sont destinés à l’entretien des infrastructures hydrauliques.

Dans la province de Bahr El Gazal, plus précisément dans le département d’Amsileb, le comité de gestion du puits pastoral du village d’Issa Marounga a reçu un lot de materiel, pour l’entretien de son installation, réalisé grâce au soutien du PRAPS-2 Tchad. Le président du comité de gestion, Tahir Moussa, a déclaré : « Avant, nous construisons chaque année un puits en branche. Au fil du temps, nous étions contraints de quitter notre village à la recherche d’eau. Depuis la construction de ce puits par le PRAPS-2 Tchad, nous, ainsi que les habitants des villages environnants, avons pu revenir et continuons à abreuver notre bétail, vivant ainsi en harmonie. »

Au nom de la population, M. Moussa a exprimé sa gratitude envers le PRAPS-2 Tchad ainsi que la Banque mondiale pour leur soutien. Il a également plaidé pour la construction d’un parc de vaccination, précisant que la vaccination des animaux se déroule  dans des parcs construits par les branches  des arbres.

Le processus d’assistance se poursuivra dans les autres provinces, renforçant ainsi les capacités des communautés à adopter des pratiques durables dans la gestion de leurs ressources hydrauliques.




Réalisation de cinq cents (500) kilomètres des tracés de bandes pares-feux

Le PRAPS-2 Tchad envisage la réalisation  de cinq cents (500) kilomètres des tracés de bandes pares-feux dans les provinces du Batha, Bahr El Gazel, Kanem et du Wadi Fira.  

                




Ouverture de la neuvième rencontre inter-projets de la Plateforme Pastorale du Tchad

La neuvième rencontre inter-projets de la Plateforme Pastorale du Tchad (PPT) a été officiellement ouverte ce lundi 15 décembre 2025 à N’Djamena. L’événement est organisé par le Ministère de l’Élevage et de la Production Animale (MEPA), avec l’appui financier du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2 Tchad).

Cette rencontre vise à revisiter les interventions respectives des différents projets et programmes intervenant dans le secteur pastoral, à identifier les zones de convergence, à clarifier les complémentarités et, surtout, à construire des synergies opérationnelles susceptibles de renforcer l’impact et la portée des actions communes sur le terrain.

Une vingtaine de participants prennent part à ces travaux, notamment des responsables de projet et  programmes, des cadres des Directions techniques des ministères concernés ainsi que des représentants des organisations de producteurs.

S’exprimant à cette occasion, le Coordonnateur national du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a souligné que le soutien apporté par son projet à cette initiative de la Plateforme Pastorale du Tchad traduit une volonté affirmée de promouvoir le dialogue, l’alignement stratégique et la cohérence des interventions entre l’ensemble des acteurs engagés dans le développement du pastoralisme.

Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a relevé que cette neuvième session se distingue par l’instauration d’un mécanisme rigoureux de suivi des recommandations. « Il ne s’agit plus seulement de se rencontrer pour échanger, mais de garantir collectivement que les orientations décidées ici se traduisent en actions concrètes et mesurables sur le terrain », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l’arrivée de cinq nouveaux projets d’envergure dans le secteur pastoral, y voyant un signal fort de l’intérêt croissant des partenaires techniques et financiers pour ce secteur vital de l’économie nationale.

En conclusion, Pr Abderahim Awat Atteib a invité l’ensemble des participants à s’impliquer activement dans les échanges à venir, les exhortant à faire preuve de pragmatisme, d’ouverture d’esprit et d’une orientation résolument tournée vers des solutions concrètes.




Des avancées concrètes pour les éleveurs : le PRAPS-2 Tchad inspecte ses ouvrages

Une délégation conjointe, composée d’Élisée Ouédraogo, chargé du projet, et de Yacoub Ibrahim Djouma, coordonnateur national du PRAPS-2 Tchad, et quelques experts a effectué une mission de terrain dans les provinces du Chari Baguirmi et du Hadjar Lamis. Cette descente vise à renforcer les actions de supervision, à apprécier l’état d’avancement des chantiers, à identifier les insuffisances éventuelles et à orienter les entreprises vers les mesures correctives appropriées.

Inscrite dans le cadre de la 9ᵉ mission d’appui à la mise en œuvre du PRAPS-2 Tchad, cette tournée technique contribuera également à la préparation des réceptions provisoires des ouvrages, ainsi qu’à la mobilisation des acteurs clés : services déconcentrés, entreprises, opérateurs et organisations professionnelles.

La première étape a conduit la délégation à Dourbali, dans le Chari Baguirmi, où le PRAPS-2 Tchad a réalisé un quai d’embarquement et de débarquement d’animaux à proximité du marché à bétail. Abakar Djabir, président du comité de gestion du marché et du quai, se félicite de cette infrastructure : « Avec le bitumage de la route, le convoyage des animaux se fait désormais par camion. En quelques heures, les bêtes atteignent la frontière camerounaise à Bongor ou encore N’Djamena. La construction de ce quai est très bénéfique pour nous, commerçants, acheteurs et vendeurs. Je remercie le PRAPS-2 Tchad et la Banque mondiale pour cette réalisation », a-t-il déclaré.

La délégation s’est ensuite rendue sur le chantier du poste vétérinaire de Dourbali, où les travaux progressent. L’entreprise adjudicataire a assuré pouvoir respecter les délais contractuels.

Poursuivant leur mission, les membres de l’équipe ont mis le cap sur la province du Hadjar Lamis. Premier arrêt : la station pastorale de Misseri, érigée sur l’axe de convoyage des animaux destinés à l’exportation vers le Cameroun, le Nigeria et la capitale. Les travaux étant achevés, la station est déjà opérationnelle. Elle comprend un château d’eau de 20 m³ et trois abreuvoirs de 1 500 litres chacun, offrant une capacité d’abreuvement de 1 000 têtes par jour.

Khadidja, vice-présidente, et Harmata, présidente du comité de gestion, expriment leur satisfaction : « La station a transformé notre quotidien. Nous venons désormais nous approvisionner en eau aux bornes-fontaines dédiées aux ménages. Auparavant, nous dépendions des puits ; aujourd’hui, l’eau est à quelques mètres de nos habitations. »

Le comité a désigné Mahamat comme gestionnaire. Celui-ci précise que les commerçants acquittent un montant de 10 francs CFA par tête abreuvée, tandis que les habitants du village paient 5 francs. « Ces tarifs sont provisoires ; ils seront révisés en saison sèche, lorsque les mares s’assèchent », indique-t-il.

En clôture de la mission, la délégation a rencontré l’entreprise chargée de la construction du marché à bétail de Massaguet ainsi que le comité de gestion. Le chargé du projet a rappelé que la finalité de l’ouvrage est d’améliorer les conditions de vie de toutes les parties prenantes, exhortant les gestionnaires à assurer une administration rigoureuse du marché une fois celui-ci livré.

S’adressant à l’entreprise, Élisée Ouédraogo a insisté sur la nécessité de communiquer en temps réel l’évolution du chantier, appelant à une attitude proactive.

La visite de l’actuel marché à bétail a marqué la fin de cette mission de supervision des ouvrages du PRAPS-2 Tchad.




La plateforme pastorale du Tchad tient sa quatrième assemblée générale

 

Depuis ce matin, la Plateforme pastorale du Tchad a ouvert les travaux de sa quatrième assemblée générale, réunissant l’ensemble de ses membres. Ce cadre de concertation rassemble les acteurs engagés dans le développement du pastoralisme et se consacre aux politiques de développement du monde rural aux niveaux national, régional et international. La plateforme se donne pour missions de dynamiser et de renforcer les capacités des différents intervenants, de faciliter les échanges ainsi que les réflexions prospectives indispensables à la coordination, au dialogue sur les politiques publiques et à la mise en œuvre d’actions en faveur des systèmes pastoraux.

Au cours de ces assises, un plan d’action sera soumis à l’examen des participants. Le secrétaire exécutif, Pahame Sougnabé, a d’ores et déjà exhorté les membres à l’analyser avec rigueur et à formuler toutes les suggestions et contributions nécessaires à son amélioration.

L’organisation de cette assemblée générale a été rendue possible grâce à l’appui du PRAPS-2 Tchad, financé par la Banque mondiale. À cette occasion, le coordonnateur national du projet, Yacoub Ibrahim Djouma, a rappelé l’importance stratégique de la plateforme, soulignant que son rôle justifiait pleinement le soutien apporté à la tenue de cette rencontre.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Abderahim Awat Atteib, a rappelé que le pastoralisme est aujourd’hui confronté à de profondes difficultés, non seulement climatiques, mais également socio-économiques. Selon lui, les populations pastorales demeurent souvent les premières victimes de situations dont elles ne sont pas responsables. L’agriculture et l’élevage, considérés comme des richesses durables pour le pays, sont gravement affectés par les effets du changement climatique.

Poursuivant son intervention, le ministre a souligné que le système agropastoral souffre d’une pluviométrie insuffisante et irrégulière. La raréfaction des ressources naturelles, la réduction des espaces disponibles liée à la croissance démographique et à l’expansion du cheptel, ainsi que la modification des couloirs de transhumance fragilisent davantage le secteur. Il a également déploré l’intensification des conflits intercommunautaires, souvent meurtriers, qui rythment désormais le quotidien de nombreuses régions.

Aux participants, le ministre a enfin adressé un appel à l’engagement et à la responsabilité, les invitant à adopter une démarche constructive susceptible de nourrir un débat fécond et de déboucher sur des propositions solides pour la valorisation économique et sociale du pastoralisme et de la transhumance, en complémentarité avec les autres activités agricoles.




Balisage des couloirs de transhumance, et aménagement d’aires de stationnement

Le PRAPS-2 Tchad envisage de réaliser les travaux de balisage de 500 kilomètres de tronçons des couloirs de transhumance, ainsi que l’aménagement de 19 aires de stationnement, dans les provinces du Chari-Baguirmi et du Ouaddaï.