Résilience pastorale au Tchad : le PRAPS-2 intensifie la distribution d’intrants fourragers

Dans le cadre de ses actions en zone sahélienne, le  Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a déployé, la semaine écoulée, une vaste campagne de distribution de semences et de boutures au profit des éleveurs et agriculteurs de sa zone d’intervention.

L’innovation majeure de cette campagne réside dans l’introduction du maralfalfa dans ces contrées arides. Cette graminée hautement nutritive vient enrichir la gamme des semences fourragères traditionnellement allouées.

Pour l’exercice 2026, le projet ambitionne de rendre disponibles 1 200 tonnes de matière sèche fourragère au profit des pasteurs et agropasteurs. Afin de concrétiser cet objectif, le PRAPS-2 Tchad déploie une approche bivalente : La culture irriguée : optimisée pour la production intensive du maralfalfa. La culture pluviale : axée sur le développement de cultures associées pendant la saison des pluies.

Au-delà de l’octroi d’intrants et de petits matériels agricoles, le projet intègre un volet crucial de renforcement des compétences. Des sessions de formation et d’orientation technique sont dispensées afin de doter les récipiendaires d’outils modernes de gestion agricole, garantissant ainsi un suivi optimal de l’ensemble du cycle de production.

La mission de supervision a considérablement élargi son ancrage territorial. Aux huit provinces initialement ciblées en 2025 (Chari-Baguirmi, Hadjer-Lamis, Lac, Barh El Gazel, Kanem, Batha, Guéra et Ouaddaï) se greffent désormais cinq nouvelles provinces (Borkou, Ennedi-Est, Ennedi-Ouest, Sila et Wadi Fira).

Au total, l’écosystème d’intervention couvre désormais 13 provinces. Parmi elles, sept provinces spécifiques ont été dotées en boutures et semences spécialisées, jetant les bases techniques de la campagne de production et de transformation fourragère 2026-2027.

Sur le terrain, le respect des engagements du projet a été salué par les populations locales. Reçus en temps opportun, ces intrants augurent, selon les bénéficiaires, d’une amélioration substantielle des rendements pour la saison à venir.

Les représentants des communautés ont exprimé leur gratitude envers le PRAPS-2 Tchad et ont formellement salué l’appui financier de la Banque mondiale, partenaire institutionnel clé du développement de leurs organisations.




PRAPS -2 Tchad, 13 000 d’actes d’état civil pour les pasteurs du Tchad

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement des populations nomades, la seconde phase du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel au Tchad (PRAPS-2 Tchad) intensifie ses opérations de délivrance d’actes d’état civil et d’inscription au Registre Social Unifié (RSU). Cette initiative d’envergure vise à désenclaver administrativement les éleveurs, à fluidifier leur mobilité transfrontalière et à leur garantir un accès pérenne aux services sociaux de base.

7 385 pasteurs et agropasteurs — dont 1 841 femmes et 2 964 enfants — établis dans les provinces du Batha, de l’Ennedi Est, de l’Ennedi Ouest et du Borkou, ont bénéficié de cette campagne. Les bénéficiaires se sont vus remettre des actes de naissance pour leurs descendants ainsi que des cartes nationales d’identité. Ce déploiement fait suite à une vaste campagne d’enrôlement biométrique amorcée en novembre 2023 dans zones d’intervention du projet.

Pour les populations locales, l’impact de cette mesure s’avère historique. Monsieur Khalil Issa, septuagénaire originaire de la province du Batha, témoigne de ce bouleversement : « Je salue le respect des engagements pris par le projet envers le monde pastoral. Cela témoigne d’une réelle volonté d’œuvrer pour notre bien-être. À plus de 70 ans, je n’aurais jamais imaginé posséder un jour un document d’état civil. »

La distribution des titres d’identité nationale se poursuivra dans les autres provinces cibles au cours des prochains jours. Les ambitions du programme restent élevées : d’ici à 2027, le PRAPS-2 Tchad ambitionne de régulariser la situation civile ou d’intégrer au système de protection sociale un total de 13 060 pasteurs et agropasteurs.

Par le biais de ce programme, le PRAPS -2 Tchad réaffirme sa détermination à soutenir activement les communautés pastorales. En renforçant leur inclusion citoyenne, le projet dote ces populations des leviers juridiques indispensables à l’amélioration durable de leurs conditions de vie.




La construction de dix (10) stations pastorales

Le PRAPS-2 Tchad prévoit la construction de dix (10) stations pastorales dans les provinces du Batha, Bahr El Gazal, Borkou, Ennedi Est, Ennedi Ouest, Kanem et du Ouaddaï.         




L’alimentation animale au Tchad : vers une transformation structurelle de la filière

 La capitale tchadienne a abrité ce jour une  rencontre de restitution consacrée à la vision future de l’alimentation animale. Cet événement a rassemblé l’ensemble des forces vives du monde rural. Son ambition maîtresse est de jeter les bases d’un plaidoyer de haut niveau. Ce dernier vise à sensibiliser les décideurs, à fédérer les initiatives et à capter les investissements stratégiques indispensables au secteur. Au-delà des réflexions théoriques, les parties prenantes ambitionnent de traduire ces orientations en actions concrètes et visibles sur le terrain, à travers des projets structurants capables de transformer positivement le quotidien des éleveurs et des agropasteurs.

Prenant la parole au nom de la Plateforme Pastorale, son vice-président, M. Bichara Drep, a exprimé sa profonde gratitude envers la Banque mondiale. Il a notamment salué la vision managériale exemplaire de l’institution financière à travers le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 TD). Ce programme a non seulement financé cet atelier de restitution, mais a également soutenu l’intégralité du processus scientifique et participatif ayant mené à l’élaboration de ce chemin d’impact.

Le Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a dressé un bilan particulièrement encourageant des réalisations en cours. Grâce aux appuis multiformes du projet, incluant la fourniture d’intrants, le renforcement des capacités et l’accompagnement technique, près de 500 hectares de cultures fourragères ont été développés en systèmes pluviaux et irrigués dans les zones d’intervention. Ces investissements ont permis de générer plus de 2 000 tonnes de matière sèche de fourrage, d’ores et déjà mises à la disposition des pasteurs et agropasteurs.

Sur le plan de l’innovation, M. Yacoub Ibrahim Djouma a précisé que le PRAPS-2 Tchad a mobilisé une enveloppe globale de 196 147 400 F CFA pour subventionner 18 sous-projets novateurs via la composante C3. Ces initiatives, dédiées à la production fourragère et à l’alimentation du bétail, profitent directement aux provinces de l’Ennedi Est, le Wadi Fira, le Ouaddaï, le Sila, le Chari-Baguirmi, et le Barh El Gazel. Malgré ces avancées significatives, le coordonnateur a toutefois admis que les défis structurels demeurent colossaux. Ils exigent, selon lui, une réflexion collective continue sur les orientations prioritaires à adopter pour assurer le développement durable de cette filière hautement stratégique.

En guise de perspective, le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de l’Élevage et de la Production Animale, M. Abdellatif Fizzani, a réaffirmé l’engagement des autorités publiques. Il a souligné que l’ensemble de ces efforts et les projections futures convergent vers un objectif unique : développer une alimentation animale adéquate, résiliente et adaptée, indispensable pour répondre aux besoins d’un cheptel national en pleine croissance.




La construction de cinquante (50) parcs et couloirs de vaccination

Le PRAPS-2 Tchad prévoit la construction de cinquante (50) Parcs et Couloirs de Vaccination dans 15 provinces du Tchad.            




Journées du pastoralisme, entre science et culture pour l’avenir sahélien

Du 6 au 10 juin 2026, l’Institut Français du Tchad (IFT) bat au rythme des « Journées du Pastoralisme ». Cet événement d’envergure nationale ambitionne de valoriser l’économie pastorale tout en éveillant les consciences face aux mutations climatiques. Cette initiative tchadienne s’arrime à un élan mondial. L’ONU a en effet proclamé 2026 « Année internationale des parcours et des pasteurs ».

Ce rendez-vous est porté par un consortium d’acteurs clés, comprennant l’IFT, l’Ambassade de France, le SCAC, le ministère de l’Élevage, l’AFD, le Cirad, l’IRED, la Plateforme Pastorale du Tchad, l’IRAM et le BUCO.

l’Espace Culturel Talino Manu a accueilli la présentation d’un ouvrage majeur. Intitulé « Pasteurs et agropasteurs du Tchad face aux changements : territoires sahéliens et soudaniens en transition », ce livre est publié aux éditions Karthala. 51 auteurs mobilisés pour cartographier les réalités du terrain. 18 chapitres complets alliant rigueur académique et vulgarisation. 12 portraits illustrés d’éleveurs pour humaniser les données.

La préface est signée par le ministre tchadien de l’Élevage. La postface est rédigée par Hindou Oumaro Ibrahim, figure mondiale de la lutte climatique et représentante des femmes pastorales.

Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) se distingue par sa contribution au chapitre 8, co-écrit par Ngaroussa Hamat Constant, responsable de la gouvernance des paysages. Intitulé « Les modes d’accès aux parcours : alliance locale et gestion des itinéraires de transhumance », ce chapitre analyse la gestion négociée des ressources pastorales (eau, pâturages, résidus de cultures). Les résultats s’appuient sur les deux phases du PRAPS Tchad, ayant concrétisé le déploiement de plus de 200 points d’eau stratégiques et le balisage durable de plus de 700 km de couloirs de transhumance.

Une immersion culturelle pour le grand public. L’événement déploie également un volet artistique captivant. L’exposition immersive « Transhumance 360° » côtoie l’installation artistique « Pastodiv ». Les festivités se prolongeront à Mandélia, site officiel de tournage, où le public découvrira une projection totale en réalité virtuelle.




Equipement en mobilier et fournitures de bureau des douze marchés à bétail

Le PRAPS-2 Tchad prévoit de procéder à l’équipement en mobilier et fournitures de bureau des douze marchés à bétail dans sa zone d’intervention.

                




Inclusion sociale : Le défi de l’enrôlement des pasteurs au cœur d’une journée de partage à N’Djamena

Il s’est ouverte ce matin une rencontre déterminante pour l’avenir socio-économique des populations pastorale du Tchad. Les hauts cadres du ministère de l’Élevage et de la Production animale, aux côtés des partenaires techniques, des représentants de la société civile et des communautés pastorales, se sont réunis pour examiner les résultats de l’enrôlement des ménages pasteurs et agro-pasteurs dans le Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, portée par le ministère en étroite collaboration avec le PRAPS – Tchad (Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel) et soutenue par la Banque mondiale, marque une étape cruciale vers une protection sociale plus inclusive. Le succès de cette opération repose sur un partenariat stratégique entre le PRAPS-2 Tchad et l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

Une cartographie humaine sans précédent

Les chiffres dévoilés par l’INSEED témoignent de l’envergure de la mission : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces du pays. En couvrant plus de 250 zones de concentration pastorale, cette campagne offre une visibilité inédite sur des populations dont le nomadisme complexifie traditionnellement l’accès aux politiques publiques.

Yacoub Ibrahim Djouma, Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, a tenu à rassurer l’assemblée sur le suivi rigoureux de ces travaux. Selon lui, toutes les contributions et recommandations formulées lors de cette journée seront intégrées afin de consolider les acquis de l’opération et d’affiner les interventions futures au profit des acteurs du monde pastoral.

Un appel à la concertation constructive

Présidant la séance, le Secrétaire Général du ministère, le Dr Ousmane Yoskoye Sougoumi, a exhorté les participants à un engagement actif et sans réserve. Soulignant l’importance de la liberté de ton, il a déclaré : « C’est de la richesse de vos échanges que naîtront les meilleures orientations pour l’avenir de nos ménages pastoraux. »

L’enjeu de cette journée dépasse le simple bilan statistique ; il s’agit de poser les jalons d’une intégration pérenne des pasteurs et agro-pasteurs dans les mécanismes nationaux de solidarité.




Le PRAPS-2 Tchad affine ses outils de pilotage pour une clôture stratégique

Sous l’égide de sa Coordination Nationale, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a ouvert ce matin un atelier technique d’envergure consacré à la révision de son dispositif de suivi-évaluation. Cette session réunit les responsables de composantes, les assistants en suivi-évaluation ainsi que les agents de collecte, chevilles ouvrières du système d’information du projet.

Cette version révisée du manuel a donné lieu à une reformulation de certains indicateurs, à l’introduction de nouveaux indicateurs, ainsi qu’à la suppression de ceux jugés moins pertinents. Elle prend également en compte la réalisation d’activités pertinentes qui n’avaient pas été initialement prévues lors de la conception du projet, ainsi que la révision des libellés des fiches d’identification des indicateurs de résultats, y compris les ajustements méthodologiques y afférents.

Lors de son allocution d’ouverture, le Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a exhorté les participants à une immersion rigoureuse dans les différents modules présentés. Pour le premier responsable du projet, l’appropriation de ces outils est un impératif de qualité : « Cette exigence de fiabilité dans la collecte des données est d’autant plus cruciale que le projet amorce une phase charnière, orientée vers la préparation de la clôture et la conduite prochaine d’études d’impact et d’enquêtes de satisfaction », a-t-il souligné.

Pour garantir l’expertise de ces travaux, l’animation est assurée conjointement par l’Unité Nationale et M. Sagbo Damien Houndetondji, Expert Régional en suivi-évaluation du PRAPS-CILSS.

Cette session de mise à niveau constitue l’une des réponses directes aux recommandations formulées lors de la revue à mi-parcours du projet tenue récemment au Sénégal, marquant ainsi la volonté du PRAPS-2 d’optimiser sa gouvernance avant son terme.




Vers une cartographie exhaustive de la vulnérabilité pastorale grâce au Registre Social Unifié

Sous l’égide du Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, le Pr Abderahim Awat Atteib, s’est tenue ce mardi 24 mars 2026 une séance de restitution  consacrée à l’enrôlement des populations pastorales et agro-pastorales au sein du Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, pivot de la stratégie d’inclusion sociale, du PRAPS 2 TD. Comme l’a souligné son Coordonnateur national, M. Yacoub Ibrahim Djouma, l’objectif central demeure l’amélioration de l’accès des ménages d’éleveurs aux services de l’état civil et aux mécanismes de protection sociale, thématiques au cœur de la quatrième composante du projet.

Les données présentées par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) font état de résultats significatifs : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces. Cette campagne de collecte a permis de couvrir plus de 250 zones de concentration pastorale, offrant ainsi une visibilité inédite sur ces populations souvent nomades.
À la suite d’échanges techniques approfondis visant à affiner la méthodologie, le Ministre a instruit les équipes d’intégrer les recommandations formulées par les experts afin d’aboutir à un document de référence irréprochable.

Au-delà de cette étape, le Pr Abderahim Awat Atteib a formulé une orientation stratégique majeure : l’extension de cette enquête aux zones non encore couvertes par le PRAPS-2 Tchad. L’ambition affichée est de doter l’État d’une base de données nationale exhaustive et fiable, outil indispensable pour piloter les politiques publiques de lutte contre la vulnérabilité en milieu pastoral.