Campagne de vaccination : un engagement pour la santé des troupeaux au Tchad

Une délégation ministérielle, sous la conduite du ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr. Abderahim Awat Atteib, a entrepris une importante tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne nationale de vaccination contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) et la Peste des Petits Ruminants (PPR). Ce périple concerne les provinces du Chari-Baguirmi, de Hadjar Lamis, de Bahr Elgazel et du Kanem.

L’objectif primordial de cette mission est d’informer les éleveurs et les agropasteurs sur les bénéfices de la vaccination animale et sur la nécessité d’utiliser des produits vétérinaires de qualité pour garantir la santé de leurs troupeaux. Dans les différentes localités, des séances de sensibilisation et d’information sont organisées.

Parmi les doléances formulées, figurent notamment l’insuffisance de puits pastoraux, le manque de vaccins pour les volailles, et les dangers liés à l’utilisation de médicaments vétérinaires falsifiés. Hassan Ahmat, résident à Ngoura, appelle de ses vœux la mise à disposition de vaccins pour les volailles, infectées qu’au début de la saison sèche et durant l’hiver, les volailles meurent en grand nombre. « Les produits vendus sur le marché ne soignent pas. Le service vétérinaire dans notre localité n’a pas des vaccins. Aujourd’hui, une poule coûte 5000 F CFA », précise-t-il.

Les échanges ont également mis en lumière l’importance de la préservation de la santé animale. « Cette vaccination est bénéfique pour nous. Actuellement, un bœuf vacciné et en bonne santé se vend entre 200 000 et 250 000 F CFA sur le marché », a témoigné Adey Oumar, originaire de la même localité.

Au cours des discussions, les éleveurs ont évoqué l’obstruction de certains couloirs de transhumance. En ce qui concerne ces couloirs, Adey Oumar  a signalé : « En accord avec l’autorité locale, nous avions tracé le couloir de transhumance, mais ces mesures ont été annulées, et aujourd’hui, les troupeaux passent sur la route principale pour rejoindre leurs zones. »

Par ailleurs, la formation des femmes aux techniques de vaccination et de fabrication de sous-produits de l’élevage a également été imposée comme une nécessité. Fatimé Asbal, représentante des femmes de la localité, demande un quota pour la formation des auxiliaires de l’élevage, afin qu’elles puissent vacciner leurs propres troupeaux et celles des femmes vulnérables du village.

Il est à souligner que cette campagne de sensibilisation et de supervision bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale, par le biais du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS- 2 Tchad).




Réception des infrastructures pastorales  : Un pas vers l’amélioration des conditions de vie des éleveurs

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS -2 Tchad), une mission de réception a  inspecté les infrastructures pastorales établies dans la zone d’intervention du projet. Cette démarche vise à assurer la conformité technique et fonctionnelle des ouvrages réalisés ou réhabilités.

L’objectif de cette mission s’inscrit dans une perspective plus large d’amélioration durable des conditions de vie des pasteurs et agro-pasteurs, tout en renforçant les services vétérinaires.

Les infrastructures réceptionnées englobent divers domaines, notamment la santé animale, l’accès à l’eau, la mobilité pastorale et la commercialisation du bétail, dans les provinces de Chari Baguirmi, Hadjer Lamis, Lac, Kanem, Bahr El Gazal et Batha.

Au total, plus de quarante ouvrages ont été validés, incluant des parcs de vaccination, des mini-stations pastorales, des puits pastoraux, des quais d’embarquement, des marchés à bétail, ainsi que des postes et pharmacies vétérinaires, sans oublier les étals de boucherie.

Souleymane Adoum, habitant du village de Ngoulia dans le département de Bagassola, province du Lac, exprime sa sincère gratitude envers le PRAPS-2 Tchad. Il souligne qu’avant l’édification de cette mini station pastorale dans leur localité, lui et les autres villageois parcouraient de nombreux kilomètres à la recherche d’eau pour leurs besoins quotidiens et pour leurs troupeaux. Aujourd’hui, avec la mise en service de cette infrastructure, ils ont accès à de l’eau potable tant pour les ménages que pour leurs animaux.

Dans la province du Kanem, plus précisément dans le département de Noukou, le village de Djessy, situé à 100 kilomètres de Noukou et à seulement 3 kilomètres de la frontière avec le Niger, a également bénéficié d’un puits pastoral.

Ismael Abakar Layan, résident de Djessy, fait savoir que ses ancêtres ont habité ces terres pendant plus de cent ans sans que la localité ne connaisse de telles installations. Il souligne que c’est la première fois qu’une œuvre d’une telle importance est mise en place dans leur village. Après avoir remercié le projet, il appelle à la construction d’un dispensaire et d’une école pour répondre aux besoins croissants de la communauté.

Ces infrastructures visent à améliorer significativement la santé animale ainsi que l’accès à l’eau, et à faciliter la mobilité pastorale tout en optimisant la commercialisation du bétail. La réception provisoire de ces ouvrages représente une étape cruciale vers leur opérationnalité effective, au bénéfice des communautés pastorales et agro-pastorales ciblées.




Remise des matériels destinés à l’entretien des infrastructures hydrauliques aux comités de gestion

Dans le cadre de ses activités d’appui aux comités de gestion des ouvrages hydrauliques, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a récemment remis un total de 1 366 unités de matériel. Cette dotation, comprenant des brouettes, des pelles, des paires de bottes, des cordes de 100 mètres, des pioches, des balais métalliques et des seaux en plastique, a été remise à 65 comités de gestion, répartis dans les provinces de Bahr El Gazal, Borkou, Chari Baguirmi, Batha, Hadjer Lamis, Lac, Kanem, Ennedi Ouest, Ennedi Est et Wadi Fira. Ces équipements sont destinés à l’entretien des infrastructures hydrauliques.

Dans la province de Bahr El Gazal, plus précisément dans le département d’Amsileb, le comité de gestion du puits pastoral du village d’Issa Marounga a reçu un lot de materiel, pour l’entretien de son installation, réalisé grâce au soutien du PRAPS-2 Tchad. Le président du comité de gestion, Tahir Moussa, a déclaré : « Avant, nous construisons chaque année un puits en branche. Au fil du temps, nous étions contraints de quitter notre village à la recherche d’eau. Depuis la construction de ce puits par le PRAPS-2 Tchad, nous, ainsi que les habitants des villages environnants, avons pu revenir et continuons à abreuver notre bétail, vivant ainsi en harmonie. »

Au nom de la population, M. Moussa a exprimé sa gratitude envers le PRAPS-2 Tchad ainsi que la Banque mondiale pour leur soutien. Il a également plaidé pour la construction d’un parc de vaccination, précisant que la vaccination des animaux se déroule  dans des parcs construits par les branches  des arbres.

Le processus d’assistance se poursuivra dans les autres provinces, renforçant ainsi les capacités des communautés à adopter des pratiques durables dans la gestion de leurs ressources hydrauliques.




Ouverture de la neuvième rencontre inter-projets de la Plateforme Pastorale du Tchad

La neuvième rencontre inter-projets de la Plateforme Pastorale du Tchad (PPT) a été officiellement ouverte ce lundi 15 décembre 2025 à N’Djamena. L’événement est organisé par le Ministère de l’Élevage et de la Production Animale (MEPA), avec l’appui financier du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2 Tchad).

Cette rencontre vise à revisiter les interventions respectives des différents projets et programmes intervenant dans le secteur pastoral, à identifier les zones de convergence, à clarifier les complémentarités et, surtout, à construire des synergies opérationnelles susceptibles de renforcer l’impact et la portée des actions communes sur le terrain.

Une vingtaine de participants prennent part à ces travaux, notamment des responsables de projet et  programmes, des cadres des Directions techniques des ministères concernés ainsi que des représentants des organisations de producteurs.

S’exprimant à cette occasion, le Coordonnateur national du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a souligné que le soutien apporté par son projet à cette initiative de la Plateforme Pastorale du Tchad traduit une volonté affirmée de promouvoir le dialogue, l’alignement stratégique et la cohérence des interventions entre l’ensemble des acteurs engagés dans le développement du pastoralisme.

Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Production Animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a relevé que cette neuvième session se distingue par l’instauration d’un mécanisme rigoureux de suivi des recommandations. « Il ne s’agit plus seulement de se rencontrer pour échanger, mais de garantir collectivement que les orientations décidées ici se traduisent en actions concrètes et mesurables sur le terrain », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l’arrivée de cinq nouveaux projets d’envergure dans le secteur pastoral, y voyant un signal fort de l’intérêt croissant des partenaires techniques et financiers pour ce secteur vital de l’économie nationale.

En conclusion, Pr Abderahim Awat Atteib a invité l’ensemble des participants à s’impliquer activement dans les échanges à venir, les exhortant à faire preuve de pragmatisme, d’ouverture d’esprit et d’une orientation résolument tournée vers des solutions concrètes.




Des avancées concrètes pour les éleveurs : le PRAPS-2 Tchad inspecte ses ouvrages

Une délégation conjointe, composée d’Élisée Ouédraogo, chargé du projet, et de Yacoub Ibrahim Djouma, coordonnateur national du PRAPS-2 Tchad, et quelques experts a effectué une mission de terrain dans les provinces du Chari Baguirmi et du Hadjar Lamis. Cette descente vise à renforcer les actions de supervision, à apprécier l’état d’avancement des chantiers, à identifier les insuffisances éventuelles et à orienter les entreprises vers les mesures correctives appropriées.

Inscrite dans le cadre de la 9ᵉ mission d’appui à la mise en œuvre du PRAPS-2 Tchad, cette tournée technique contribuera également à la préparation des réceptions provisoires des ouvrages, ainsi qu’à la mobilisation des acteurs clés : services déconcentrés, entreprises, opérateurs et organisations professionnelles.

La première étape a conduit la délégation à Dourbali, dans le Chari Baguirmi, où le PRAPS-2 Tchad a réalisé un quai d’embarquement et de débarquement d’animaux à proximité du marché à bétail. Abakar Djabir, président du comité de gestion du marché et du quai, se félicite de cette infrastructure : « Avec le bitumage de la route, le convoyage des animaux se fait désormais par camion. En quelques heures, les bêtes atteignent la frontière camerounaise à Bongor ou encore N’Djamena. La construction de ce quai est très bénéfique pour nous, commerçants, acheteurs et vendeurs. Je remercie le PRAPS-2 Tchad et la Banque mondiale pour cette réalisation », a-t-il déclaré.

La délégation s’est ensuite rendue sur le chantier du poste vétérinaire de Dourbali, où les travaux progressent. L’entreprise adjudicataire a assuré pouvoir respecter les délais contractuels.

Poursuivant leur mission, les membres de l’équipe ont mis le cap sur la province du Hadjar Lamis. Premier arrêt : la station pastorale de Misseri, érigée sur l’axe de convoyage des animaux destinés à l’exportation vers le Cameroun, le Nigeria et la capitale. Les travaux étant achevés, la station est déjà opérationnelle. Elle comprend un château d’eau de 20 m³ et trois abreuvoirs de 1 500 litres chacun, offrant une capacité d’abreuvement de 1 000 têtes par jour.

Khadidja, vice-présidente, et Harmata, présidente du comité de gestion, expriment leur satisfaction : « La station a transformé notre quotidien. Nous venons désormais nous approvisionner en eau aux bornes-fontaines dédiées aux ménages. Auparavant, nous dépendions des puits ; aujourd’hui, l’eau est à quelques mètres de nos habitations. »

Le comité a désigné Mahamat comme gestionnaire. Celui-ci précise que les commerçants acquittent un montant de 10 francs CFA par tête abreuvée, tandis que les habitants du village paient 5 francs. « Ces tarifs sont provisoires ; ils seront révisés en saison sèche, lorsque les mares s’assèchent », indique-t-il.

En clôture de la mission, la délégation a rencontré l’entreprise chargée de la construction du marché à bétail de Massaguet ainsi que le comité de gestion. Le chargé du projet a rappelé que la finalité de l’ouvrage est d’améliorer les conditions de vie de toutes les parties prenantes, exhortant les gestionnaires à assurer une administration rigoureuse du marché une fois celui-ci livré.

S’adressant à l’entreprise, Élisée Ouédraogo a insisté sur la nécessité de communiquer en temps réel l’évolution du chantier, appelant à une attitude proactive.

La visite de l’actuel marché à bétail a marqué la fin de cette mission de supervision des ouvrages du PRAPS-2 Tchad.




La plateforme pastorale du Tchad tient sa quatrième assemblée générale

 

Depuis ce matin, la Plateforme pastorale du Tchad a ouvert les travaux de sa quatrième assemblée générale, réunissant l’ensemble de ses membres. Ce cadre de concertation rassemble les acteurs engagés dans le développement du pastoralisme et se consacre aux politiques de développement du monde rural aux niveaux national, régional et international. La plateforme se donne pour missions de dynamiser et de renforcer les capacités des différents intervenants, de faciliter les échanges ainsi que les réflexions prospectives indispensables à la coordination, au dialogue sur les politiques publiques et à la mise en œuvre d’actions en faveur des systèmes pastoraux.

Au cours de ces assises, un plan d’action sera soumis à l’examen des participants. Le secrétaire exécutif, Pahame Sougnabé, a d’ores et déjà exhorté les membres à l’analyser avec rigueur et à formuler toutes les suggestions et contributions nécessaires à son amélioration.

L’organisation de cette assemblée générale a été rendue possible grâce à l’appui du PRAPS-2 Tchad, financé par la Banque mondiale. À cette occasion, le coordonnateur national du projet, Yacoub Ibrahim Djouma, a rappelé l’importance stratégique de la plateforme, soulignant que son rôle justifiait pleinement le soutien apporté à la tenue de cette rencontre.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Abderahim Awat Atteib, a rappelé que le pastoralisme est aujourd’hui confronté à de profondes difficultés, non seulement climatiques, mais également socio-économiques. Selon lui, les populations pastorales demeurent souvent les premières victimes de situations dont elles ne sont pas responsables. L’agriculture et l’élevage, considérés comme des richesses durables pour le pays, sont gravement affectés par les effets du changement climatique.

Poursuivant son intervention, le ministre a souligné que le système agropastoral souffre d’une pluviométrie insuffisante et irrégulière. La raréfaction des ressources naturelles, la réduction des espaces disponibles liée à la croissance démographique et à l’expansion du cheptel, ainsi que la modification des couloirs de transhumance fragilisent davantage le secteur. Il a également déploré l’intensification des conflits intercommunautaires, souvent meurtriers, qui rythment désormais le quotidien de nombreuses régions.

Aux participants, le ministre a enfin adressé un appel à l’engagement et à la responsabilité, les invitant à adopter une démarche constructive susceptible de nourrir un débat fécond et de déboucher sur des propositions solides pour la valorisation économique et sociale du pastoralisme et de la transhumance, en complémentarité avec les autres activités agricoles.




Ouverture de la réunion transfrontalière sur la vaccination du bétail entre le Burkina Faso, le Niger et le Tchad

 

Le Ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a procédé, ce lundi 3 novembre 2025 à N’Djamena, à l’ouverture officielle de la réunion transfrontalière de planification des campagnes de vaccination contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) et la Peste des Petits Ruminants (PPR). Cette rencontre réunit les délégations du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, dans le cadre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel, phase 2 (PRAPS-2).

Dans son allocution, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), Pr Idriss Oumar Alfarouk, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner durablement les pays membres dans la mise en œuvre du PRAPS-2, notamment à travers les missions contractuelles confiées à l’OMSA par le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS).

Pour sa part, le Dr Savadogo Joseph, coordonnateur technique de la sous-composante 1.2 du PRAPS-2 au Centre régional de santé animale (CRSA), a souligné que cette rencontre constitue une étape déterminante. Elle permettra, selon lui, de dresser le bilan des campagnes de vaccination menées l’année écoulée, de définir un programme harmonisé de vaccination et de mettre en place un cadre pérenne de concertation transfrontalière, dans l’objectif d’améliorer la couverture vaccinale et de renforcer le contrôle des deux maladies animales.

En ouvrant les travaux, le Pr Abderahim Awat Atteib a rappelé que la PPR et la PPCB demeurent parmi les affections les plus dévastatrices pour le cheptel sahélien. Face à cette menace, a-t-il souligné, la coopération transfrontalière s’impose comme un impératif pour une action coordonnée et efficace.

Convaincu des retombées positives de cette rencontre, le ministre a exprimé sa certitude qu’elle aboutira à l’élaboration d’un plan d’action commun, réaliste et harmonisé, pouvant servir de modèle pour la gestion des maladies animales transfrontalières dans la sous-région.

Le ministre a également tenu à rendre hommage aux techniciens vétérinaires, saluant leur dévouement et leur engagement exemplaire, souvent dans des conditions particulièrement difficiles, au service de la santé animale et du bien-être des communautés rurales.

Réaffirmant la disponibilité du gouvernement tchadien à intensifier la coopération avec le Burkina Faso et le Niger, le Pr Awat Atteib a également exprimé le souhait de voir cette dynamique s’étendre à d’autres pays voisins, dans le cadre d’une approche intégrée et durable de la santé animale.

Enfin, il a exprimé sa gratitude à l’OMSA, à la Banque mondiale et au CILSS pour leurs soutiens multiformes, qui contribuent au renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique et à une meilleure prévention des maladies animales au sein des États sahéliens.




Lancement conjoint de la campagne de vaccination contre la PPR et la PPCB entre le Tchad et le Niger

 Une cérémonie solennelle a marqué, ce mardi, le lancement officiel de la campagne conjointe de vaccination contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) pour la période 2025–2026. L’événement s’est tenu dans la localité  de Sayam, en présence du Colonel Mahaman El-Hadj Ousmane, Ministre nigérien de l’Agriculture et de l’Élevage, et de son homologue tchadien, le Professeur Abderahim Awat Atteib, Ministre de l’Élevage et de la Production animale.

Cette rencontre symbolise à la fois la proximité géographique, les liens historiques et la profondeur de la coopération fraternelle entre les deux pays.

Le Tchad et le Niger, deux nations à forte vocation pastorale, disposent ensemble d’un cheptel estimé à plus de 200 millions de têtes toutes espèces confondues. Ce patrimoine constitue un pilier essentiel de leurs économies respectives, mais demeure vulnérable face à de nombreuses contraintes sanitaires.

« Nos deux pays partagent non seulement des frontières, mais également des ressources pastorales, notamment à travers la transhumance transfrontalière. Cette réalité impose une coopération étroite et continue pour la prévention et le contrôle des maladies animales », a déclaré le ministre tchadien Abderahim Awat Atteib.

Il a souligné qu’« en éradiquant la PPR et en maîtrisant durablement la PPCB, nous renforcerons la productivité du cheptel, dynamiserons le commerce régional du bétail et contribuerons à la sécurité alimentaire dans l’ensemble du Sahel ». Le ministre a conclu en réaffirmant son souhait de voir naître « un espace pastoral prospère, stable et solidaire ».

De son côté, le Colonel Mahaman El-Hadj Ousmane a rappelé que le choix de Sayam pour abriter cette cérémonie n’était pas fortuit. La localité accueille en effet depuis 1974 l’un des principaux Centres Secondaires de Multiplication de Bétail du Niger, créé à la suite de la grande sécheresse afin de préserver la race Kouri, également connue sous les appellations de Bœuf Boudouma, Koubouri, Dongolé, Borrie ou Baré.

Ce bétail sans bosse, au cornage renflé caractéristique, trouve son berceau naturel dans les îles et les zones marécageuses du lac Tchad, symbole vivant du patrimoine pastoral partagé par les deux nations.

L’édition 2025–2026 vise à vacciner gratuitement au moins 80 % des effectifs éligibles, c’est-à-dire les animaux âgés d’un an et plus, contre la PPR et la PPCB. Pendant trois mois, les agents d’élevage se déploieront dans les hameaux, les zones de concentration d’animaux et les points d’eau afin de protéger le maximum de bétail.

« Cette campagne contribuera à renforcer la sécurité sanitaire du cheptel dans l’ensemble du Sahel », a indiqué le ministre nigérien.

Les deux ministres ont, à cette occasion, lancé un appel pressant à l’ensemble des acteurs — autorités administratives et coutumières, associations d’éleveurs, partenaires au développement — afin d’appuyer les équipes de vaccination qui sillonneront les villages, hameaux et campements du Niger comme du Tchad.

Enfin, les deux responsables ont exprimé leur profonde gratitude envers les partenaires techniques et financiers, en particulier le Groupe de la Banque mondiale, pour son appui à travers le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2). Ce soutien, ont-ils souligné, « illustre une solidarité agissante et un engagement durable en faveur d’un pastoralisme rénové, inclusif et sans frontières ».




AVIS DE VACANCE DE POSTE

Le comité permanent Inter-Etat de Lutte contre la Sècheresse au Sahel recrute pour AGRHYMET Centre Climatique Régional de l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGHRYMET CCR -AOS ) basé à Niamey / Niger un Directeur Général / une Directrice Générale.




Appel à candidature

Le PRAPS -2 Tchad envisage le financement des bourses de master professionnel au profit des cadres du ministère de l’élevage et de la production Animale.