Inclusion sociale : Le défi de l’enrôlement des pasteurs au cœur d’une journée de partage à N’Djamena

Il s’est ouverte ce matin une rencontre déterminante pour l’avenir socio-économique des populations pastorale du Tchad. Les hauts cadres du ministère de l’Élevage et de la Production animale, aux côtés des partenaires techniques, des représentants de la société civile et des communautés pastorales, se sont réunis pour examiner les résultats de l’enrôlement des ménages pasteurs et agro-pasteurs dans le Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, portée par le ministère en étroite collaboration avec le PRAPS – Tchad (Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel) et soutenue par la Banque mondiale, marque une étape cruciale vers une protection sociale plus inclusive. Le succès de cette opération repose sur un partenariat stratégique entre le PRAPS-2 Tchad et l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

Une cartographie humaine sans précédent

Les chiffres dévoilés par l’INSEED témoignent de l’envergure de la mission : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces du pays. En couvrant plus de 250 zones de concentration pastorale, cette campagne offre une visibilité inédite sur des populations dont le nomadisme complexifie traditionnellement l’accès aux politiques publiques.

Yacoub Ibrahim Djouma, Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, a tenu à rassurer l’assemblée sur le suivi rigoureux de ces travaux. Selon lui, toutes les contributions et recommandations formulées lors de cette journée seront intégrées afin de consolider les acquis de l’opération et d’affiner les interventions futures au profit des acteurs du monde pastoral.

Un appel à la concertation constructive

Présidant la séance, le Secrétaire Général du ministère, le Dr Ousmane Yoskoye Sougoumi, a exhorté les participants à un engagement actif et sans réserve. Soulignant l’importance de la liberté de ton, il a déclaré : « C’est de la richesse de vos échanges que naîtront les meilleures orientations pour l’avenir de nos ménages pastoraux. »

L’enjeu de cette journée dépasse le simple bilan statistique ; il s’agit de poser les jalons d’une intégration pérenne des pasteurs et agro-pasteurs dans les mécanismes nationaux de solidarité.




Le PRAPS-2 Tchad affine ses outils de pilotage pour une clôture stratégique

Sous l’égide de sa Coordination Nationale, le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) a ouvert ce matin un atelier technique d’envergure consacré à la révision de son dispositif de suivi-évaluation. Cette session réunit les responsables de composantes, les assistants en suivi-évaluation ainsi que les agents de collecte, chevilles ouvrières du système d’information du projet.

Cette version révisée du manuel a donné lieu à une reformulation de certains indicateurs, à l’introduction de nouveaux indicateurs, ainsi qu’à la suppression de ceux jugés moins pertinents. Elle prend également en compte la réalisation d’activités pertinentes qui n’avaient pas été initialement prévues lors de la conception du projet, ainsi que la révision des libellés des fiches d’identification des indicateurs de résultats, y compris les ajustements méthodologiques y afférents.

Lors de son allocution d’ouverture, le Coordonnateur National du PRAPS-2 Tchad, M. Yacoub Ibrahim Djouma, a exhorté les participants à une immersion rigoureuse dans les différents modules présentés. Pour le premier responsable du projet, l’appropriation de ces outils est un impératif de qualité : « Cette exigence de fiabilité dans la collecte des données est d’autant plus cruciale que le projet amorce une phase charnière, orientée vers la préparation de la clôture et la conduite prochaine d’études d’impact et d’enquêtes de satisfaction », a-t-il souligné.

Pour garantir l’expertise de ces travaux, l’animation est assurée conjointement par l’Unité Nationale et M. Sagbo Damien Houndetondji, Expert Régional en suivi-évaluation du PRAPS-CILSS.

Cette session de mise à niveau constitue l’une des réponses directes aux recommandations formulées lors de la revue à mi-parcours du projet tenue récemment au Sénégal, marquant ainsi la volonté du PRAPS-2 d’optimiser sa gouvernance avant son terme.




Vers une cartographie exhaustive de la vulnérabilité pastorale grâce au Registre Social Unifié

Sous l’égide du Ministre de l’Élevage et de la Production Animale, le Pr Abderahim Awat Atteib, s’est tenue ce mardi 24 mars 2026 une séance de restitution  consacrée à l’enrôlement des populations pastorales et agro-pastorales au sein du Registre Social Unifié (RSU).

Cette initiative, pivot de la stratégie d’inclusion sociale, du PRAPS 2 TD. Comme l’a souligné son Coordonnateur national, M. Yacoub Ibrahim Djouma, l’objectif central demeure l’amélioration de l’accès des ménages d’éleveurs aux services de l’état civil et aux mécanismes de protection sociale, thématiques au cœur de la quatrième composante du projet.

Les données présentées par l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) font état de résultats significatifs : 37 449 ménages ont été recensés à travers 13 provinces. Cette campagne de collecte a permis de couvrir plus de 250 zones de concentration pastorale, offrant ainsi une visibilité inédite sur ces populations souvent nomades.
À la suite d’échanges techniques approfondis visant à affiner la méthodologie, le Ministre a instruit les équipes d’intégrer les recommandations formulées par les experts afin d’aboutir à un document de référence irréprochable.

Au-delà de cette étape, le Pr Abderahim Awat Atteib a formulé une orientation stratégique majeure : l’extension de cette enquête aux zones non encore couvertes par le PRAPS-2 Tchad. L’ambition affichée est de doter l’État d’une base de données nationale exhaustive et fiable, outil indispensable pour piloter les politiques publiques de lutte contre la vulnérabilité en milieu pastoral.




Campagne nationale de vaccination : le ministre de l’Élevage mobilise les éleveurs du sud contre la PPR et la PPCB

Le Ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr. Abderahim Awat Atteib, a entamé la deuxième phase de la mission de sensibilisation et de supervision de la campagne conjointe de vaccination contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) dans la zone méridionale du pays.

Au cours des différentes provinces visitées, la délégation ministérielle s’est rendue dans des zones de forte concentration d’animaux, notamment dans les marchés à bétail et les sites de rassemblement des éleveurs, où les équipes vétérinaires sont pleinement mobilisées pour la vaccination des petits et grands ruminants. À chacune de ces étapes, le ministre a délivré un message axé sur la nécessité impérieuse de vacciner le cheptel et de recourir exclusivement aux produits vétérinaires homologués.

Lors de ses échanges avec les éleveurs, le Pr. Abderahim Awat Atteib a également insisté sur l’importance de la cohabitation pacifique entre les différentes communautés, ainsi que sur la préservation de la paix, éléments indispensables au développement harmonieux du secteur pastoral. Il a, par ailleurs, rappelé l’engagement du Tchad, à travers son département ministériel, d’éradiquer la Peste des Petits Ruminants à l’horizon 2030 et de renforcer la lutte contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine.

La question du marquage obligatoire des petits ruminants ainsi que celle de la circulation des faux médicaments vétérinaires ont également occupé une place importante dans les discussions. Le ministre a précisé que les vaccins destinés aux petits ruminants sont administrés gratuitement, assortis d’un marquage obligatoire, tandis que la vaccination des bovins nécessite une contribution symbolique de 100 francs CFA par tête. Il a exhorté les éleveurs à participer massivement à cette campagne afin de protéger le cheptel national contre des maladies particulièrement dévastatrices.

Dans les différentes localités visitées, les éleveurs ont exprimé plusieurs préoccupations, notamment le manque d’eau, l’insuffisance de parcs de vaccination, les difficultés liées aux couloirs de transhumance ainsi que la recrudescence des vols de bétail. Les échanges avec les éleveurs et les commerçants de bétail ont également permis de rappeler l’importance de signaler rapidement aux services vétérinaires toute apparition de maladies animales.

Parmi les doléances formulées figurent également la construction de nouveaux marchés à bétail, la mise en place de parcs de vaccination supplémentaires, l’adoption de mesures pour prévenir les feux de brousse, le respect des couloirs de transhumance et l’augmentation des aires de pâturage.

Dans certaines localités, le ministre a donné des instructions fermes aux agents vétérinaires afin d’accélérer le rythme des opérations de vaccination et d’en améliorer l’efficacité sur le terrain.

Cette tournée de sensibilisation et de supervision de la campagne de vaccination contre la PPR et la PPCB dans la zone méridionale est rendue possible grâce au Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel – Phase 2 (PRAPS-2Tchad), financé par la Banque mondiale.




La construction de dix (10) pharmacies pastorales

Le PRAPS-2Tchad envisage la construction de dix (10) pharmacies pastorales dans la zone d’intervention du PRAPS-2 Tchad.




Operateur d’appui pour activistes génératrices de revenus

En vue de mener à bien les différentes activités (AGR et le suivi des formations) le PRAPS 2-TD  prévoit la sélection d’opérateurs d’appui chargés de la mise en œuvre de chacun des trois lots…




40 parcs et couloirs de vaccination

Le PRAPS-2 Tchad envisage la construction de quarante parcs et couloirs de vaccination, répartis en trois lots distincts, dans les provinces suivantes : Ennedi Est (neuf parcs), Ennedi Ouest (trois parcs), Borkou (trois parcs), Wadi Fira (dix parcs)…




Mission de supervision de la campagne de vaccination au Tchad contre (PPCB) et (PPR).

Le Ministre de l’Élevage et des Productions Animales, M. Abdoulaye Diar Mogodi, a conduit une mission de supervision, plongeant au cœur des efforts de vaccination contre la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) et la Peste des Petits Ruminants (PPR). Du 28 mars au 2 avril 2024, il a arpenté les provinces du Mandoul, du Logone Occidental et de Mayo Kebbi Est, s’entretenant avec les autorités locales et les représentants des éleveurs.

L’objectif était clair : évaluer la mobilisation des éleveurs, l’efficacité des équipes de vaccination sur le terrain, et la gestion des ressources. Dans un contexte de changement climatique, où les pâturages se font rares, la vaccination est devenue cruciale pour la préservation du cheptel. Les échanges ont mis en lumière plusieurs défis majeurs. De l’insuffisance des infrastructures de vaccination et des parcours de transhumance à la réticence de certains éleveurs et aux problèmes environnementaux tels que les feux de brousse, les enjeux sont nombreux et variés.

Perspectives et Engagements

Pourtant, malgré ces obstacles, les organisations professionnelles de l’élevage ont exprimé leur satisfaction quant à la progression de la campagne en cours. Elles ont également fait part de leurs préoccupations, notamment en matière de sécurité. Face à ces doléances, le Ministre a affirmé l’engagement de son département à améliorer les conditions de vie des éleveurs. Il a appelé ces derniers à poursuivre leurs efforts de vaccination, insistant sur l’importance du marquage des animaux pour éviter les redondances.

Dans l’ensemble, les résultats de la campagne se révèlent encourageants. Toutefois, la mission ministérielle a souligné la nécessité de maintenir l’élan pour accroître encore la couverture vaccinale, un élément crucial pour la préservation du cheptel. Cette campagne, d’une envergure nationale, est rendue possible grâce au soutien du PRAPS-2 Tchad, qui a fourni 16 millions de doses de vaccins contre la PPR et 6 320 000 doses contre la PPCB, ainsi que des équipements et des ressources logistiques. Financée par la Banque mondiale, cette opération ambitieuse vise à couvrir l’ensemble des 23 provinces du Tchad, démontrant ainsi l’importance cruciale de la collaboration internationale dans la lutte contre les maladies animales.




 Lutte contre la PPR et la PPCB : sensibilisation dans les mosquées.

Moctar Maibouba, au cœur de la campagne de sensibilisation conjointe contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Bovine (PPCB) dans la zone méridionale du pays, révèle l’efficacité d’une stratégie innovante : la sensibilisation des éleveurs dans les mosquées.

Lors d’un entretien exclusif, Maibouba a souligné que la stratégie mise en place par le Conseil supérieur provincial des affaires islamiques du Mayo Kebbi Est s’est avérée être un outil puissant de communication. Grâce à un réseau d’agents relais déployés dans toutes les préfectures, sous-préfectures, villages et férricks de la province, le message de l’importance de la vaccination a été délivré directement aux éleveurs lors des prêches du vendredi.

« Nous avons un moyen de sensibilisation et de communication facile », explique Maibouba. « Nos agents relais, sur instruction du Conseil des affaires islamiques, invitent les éleveurs à se rassembler lors de la grande prière du vendredi à la mosquée, où plus de 2000 à 3000 éleveurs sont mobilisés. Lors de la prêche, l’Imam saisit cette opportunité pour les sensibiliser sur l’importance cruciale de la vaccination pour le développement économique et social. »

Il ajoute : « Les Imams sont directs dans leurs propos, soulignant que la santé des éleveurs dépend étroitement de celle de leurs bêtes. Cette approche franche et ciblée a permis de convaincre facilement les éleveurs réticents à faire vacciner leurs troupeaux. »

Cette stratégie de communication novatrice, mêlant engagement religieux et sensibilisation sanitaire, se révèle donc être un élément essentiel dans la lutte contre ces maladies animales dévastatrices. Avec des résultats tangibles déjà observés, elle promet de jouer un rôle crucial dans la protection du bétail et la préservation de la santé des communautés rurales.




Renforcement des capacités des organisations de l’élevage à Ati.

À Ati, dans la province du Batha, une collaboration fructueuse entre la Confédération Interprofessionnelle de la Filière Élevage du Tchad (CONFIFET) et le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2 Tchad) porte ses fruits, avec pour objectif de renforcer les capacités des organisations faîtières de l’élevage et de promouvoir la coopération.

Formation pour la Restructuration des Organisations de Producteurs

Une session de formation conjointe entre la CONFIFET et le PRAPS-2 Tchad s’engage à soutenir la restructuration des organisations de producteurs de l’élevage dans la province du Batha. Cette initiative vise à les préparer à fonctionner de manière optimale et à mieux servir leurs membres, en mettant l’accent sur les aspects juridiques liés aux principes organisationnels, notamment la création de coopératives.

Intervention sur la Gouvernance et le Fonctionnement des Systèmes Associatifs

Devant un auditoire composé de membres des organisations de producteurs de l’élevage, le formateur Boukar Moustapha se concentre sur la gouvernance et le fonctionnement des systèmes associatifs et coopératifs. Il explore les tenants et aboutissants de la coopérativité ainsi que ses différents modèles, dans le but de renforcer les compétences des participants.

Objectif : Renforcer la Résilience des Producteurs

Dahab Djibrine, chef du secteur de l’élevage du Batha Ouest, souligne que cette session de formation fait suite à un audit réalisé par le PRAPS sur six organisations de producteurs nationaux. Ce processus a été suivi par l’élaboration d’un plan d’action visant à renforcer les capacités de chaque organisation. L’objectif ultime est d’améliorer la résilience des producteurs face aux défis du secteur.

La Mission de la CONFIFET

Fondée en 2013, la CONFIFET a pour mission de servir de pont entre les organisations professionnelles de la filière élevage et les autres acteurs et intérêts en matière de développement, assurant ainsi une coordination efficace pour le progrès de ce secteur vital.