Ouverture d’une rencontre transfrontalière pour la santé animale au sahel

La capitale tchadienne abrite, du 28 au 30 octobre 2026, des assises dédiées à l’harmonisation des campagnes de vaccination vétérinaire entre le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Les travaux de la rencontre transfrontalière consacrée à la planification et à la synchronisation des campagnes de vaccination contre la Peste des petits ruminants (PPR) et la Péripneumonie contagieuse bovine (PPCB) ont officiellement débuté ce matin. Cet événement rassemble les délégations des services vétérinaires des trois États sahéliens, des vétérinaires privés mandataires, des organisations professionnelles d’éleveurs, ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers.

Cette session de trois jours marque un jalon dans la consolidation de la gouvernance sanitaire régionale. L’agenda des participants s’articule autour d’objectifs précis : dresser le bilan des exercices vaccinaux antérieurs, réévaluer les cibles numériques du cheptel à immuniser, harmoniser les calendriers d’intervention aux frontières et acter un mécanisme pérenne de concertation bilatérale et multilatérale.

Représentant le ministre de l’Élevage, le Directeur Général des services vétérinaires du Tchad, M. Mahamat Makoundji, a souligné l’urgence d’une transition vers des actions concrètes : « Cette rencontre doit nous permettre de passer de la simple concertation à une coordination véritablement opérationnelle. J’invite les experts et les responsables sectoriels à conduire ces travaux dans un esprit de solidarité, de responsabilité et de pragmatisme. » Il s’est dit convaincu qu’une telle synergie immunisera durablement le patrimoine pastoral, sécurisera les revenus des ménages ruraux et favorisera un élevage résilient et productif.

Cette vision est pleinement partagée par les représentants du Centre Régional de Santé Animale (CRSA) de l’Afrique de l’Ouest et de l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA). Rappelant que les épizooties ignorent les frontières administratives, ils ont plaidé pour une riposte globale. Selon ces institutions, le contrôle de la PPR et de la PPCB exige une stratégie transfrontalière unifiée, fondée sur l’anticipation, le partage de données épidémiologiques en temps réel et une coopération étroite entre les administrations vétérinaires.

À l’ouverture des travaux, l’ensemble des délégations a unanimement salué les efforts logistiques et l’accueil du gouvernement de la République du Tchad, des services techniques de l’élevage, ainsi que de l’équipe de coordination du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS-2/Tchad).

Preuve de la portée hautement opérationnelle de cette rencontre de N’Djamena : les résolutions adoptées serviront de prélude immédiat au lancement conjoint des campagnes de vaccination sur l’axe frontalier Niger-Tchad.

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